Le parlement grec annonce une commission d’audit de la dette

février 26, 2015

Une bonne brève… en attendant la grande grève :

La présidente du Parlement grec annonce la constitution d’une commission d’audit de la dette

Zoe Konstantopoulou a expliqué qu’il s’agissait d’un « outil qui permettra de rétablir une injustice majeure commise à l’encontre du peuple grec ».

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Le plan de bataille des financiers

avril 2, 2013

Tout va bien ! Tout se déroule tel que les banquiers et l’Europe des marchés l’ont voulu et prévu.

Un petit retour de plus d’un an en arrière pour se rendre compte que les mesures austéritaires du gouvernement Hollande et la remise en cause du droit du travail viennent de loin… les financiers les avaient dans leurs plans depuis longtemps. On ne peut qu’admirer les capacités divinatoires du banquier dans cette vidéo*  (merci à  Guillaume de nous l’avoir rappelée) qui date d’avant les élections de 2012 !

On savait Hollande et son équipe dociles, tout acquis à la finance, on a là une fois de plus la démonstration de leur cynisme calculateur sans bornes et de leur servilité depuis 30 ans.

Cet article en ligne du magazine Le Point (daté d’avril 2012) en donne un aperçu rapide. Vous y trouverez également le lien vers le document (en anglais) dont il est question dans la vidéo.


Catastroïka au Kosmos le 25 mars

mars 11, 2013
catastroika
Projection du film Catastroïka, suivie d’un débat avec YORGOS MITRALIAS, journaliste grec et militant, au cinéma Le Kosmos, le 25 mars à 20h30.

 Aris Hatzistefanou, et Katerina Kitidi, les créateurs de Debtocracy, un documentaire sur l’histoire de la dette grecque vu par des millions d’internautes à travers le monde, proposent Catastroika, un film coproduit par le public.

A partir des exemples de privatisations d’entreprises publiques dans des pays développés (Russie, Grande-Bretagne, etc.), Catastroïka essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s’applique à un pays sous surveillance économique comme la Grèce. En effet, la « troïka » (le Fonds monétaire international, la Commission européenne et la Banque centrale européenne) impose des privatisations gigantesques à la Grèce au prétexte de réduire la dette.  Est-il possible de résister ? Quelles sont les solutions ?

Le Kosmos et le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC 94 Nord) vous proposent de débattre avec Yorgos Mitralias, journaliste et militant, venu tout spécialement de Grèce.

Le Kosmos, 243 ter, avenue de la République, 94120 Fontenay-sous-Bois. Bus 118, arrêt André-Tessier.

http://www.catastroika.com/detailsfr.php?id=215&type=s
Aris Hatzistefanou, l’un des réalisateurs de Catastroïka, sera en tournée en France jusqu’au 23 mars, pour une série de projections-débats. 19 mars : Strasbourg – 20 mars : Toulouse – 21 mars : Lyon – 22 mars : Grenoble – 23 mars : Paris

Y’a un os à Davos

février 10, 2013

Davos, sa station de sports d’hiver très distinguée, son air très pur (qui sent fort le pognon tant il est vrai que l’argent n’a pas d’odeur) où chaque année s’épanouissent en pince-fesses les décideurs tout puissants du Forum Economique Mondial, Davos a cette année connu un couac
… Mais lisez cet article d’AgoraVox :

Discours détonnant du Président islandais au forum de Davos
Prenant à contre pied les oligarques invités au forum économique de Davos, devant un parterre de journalistes le Président islandais Olafur Ragnar Grimsson a suggéré à ses homologues aux affaires de « penser davantage aux peuples qu’aux banques ». [1]
Comme chaque année, patrons de multinationales, dirigeants de grandes banques et responsables politiques s’étaient passés le mot pour galvaniser un auditoire de communicants acquis à leur cause. Les grands médias français de l’establishment ne manquaient pas à l’appel. Pourtant, France Info est l’unique média à avoir évoqué à la marge le discours détonnant du président islandais. Une île où « nous avons laissé les banques faire faillite et nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché », a affirmé le Président Grimsson. [2]

Déjà au lendemain de la création d’une supervision bancaire, le jeudi 11 janvier 2013 Grimsson avait voulu faire passer un message aux technocrates de l’Union Européenne. « Accepter de laisser les banques tomber en faillite fut l’acte le plus difficile qu’il m’ait été donné de prendre. Mais sans doute le meilleur. Il est l’une des raisons fondamentales de la forte reprise économique de notre pays au regard des autres pays européens. Il valait mieux laisser l’Islande s’autogérer que de laisser l’Union Européenne parler en son nom. Le pays en recueille les fruits aujourd’hui ». [3]
Dans les couloirs du forum économique, un journaliste dénommé Stephen Cole l’ interview sur le vif. Le Président Grimsson va droit au but. « Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière ».
Il poursuit : « Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme « .

Le Chef d’Etat se réjouit :  » L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle« . [4]

Nous savons maintenant, qu’en tout état de cause, la caste politique d’alternance au pouvoir a trahi.

[1] http://www.franceinfo.fr/economie/

[2] http://www.arretsurimages.net

[3] http://www.7sur7.be/

[4] http://www.zerohedge.com/

et


« Qui sait que la bourse de Paris est aujourd’hui dans un hangar dans la banlieue de Londres ? »

février 4, 2013

A lire, cet entretien avec Alexandre Laumonier publié ce 4 février sur le site de l’Humanité à propos de son livre à paraître le 14 février :

6_2« Alexandre Laumonier est éditeur. Il a repris des recherches en anthropologie et c’est dans ce cadre qu’il s’est intéressé au trading haute fréquence. Il s’intéresse aux rapports entre les humains et ces algorithmes, ces robots qui sont derrière plus de 70% des transactions dans les marchés américains. Des intelligences artificielles capables de réagir à la milliseconde près, pour acheter ou vendre et même ruser pour tromper les machines des concurrents. Dans son ouvrage à paraitre le 14 février : « 6 » aux éditions Zones Sensibles, il explique en se glissant dans le code d’un algorithme baptisé Sniper, comment et pourquoi l’homme a créé des machines qui aujourd’hui le dépassent. »

….

« Qui sait que les marchés sont privés ? Que la bourse de Paris, désormais intégrée dans Euronext, est dans un hangar dans la banlieue de Londres ? Qu’à Wall Street il n’y a que des bureaux et que les échanges boursiers se font en fait dans le New Jersey ? »


Petite compilation des documentaires et films sur la dette et la crise financière

janvier 22, 2013
 Pour informer, animer les réunions-débats, vous trouverez ci-dessous une petite compilation des documentaires et films sur la dette et la crise financière, accompagnés de quelques commentaires des personnes qui ont pu les voir.
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– Le grand retournement 
G. Mordillat, 2013.. Film, 1h 17′, version originale en français.
vignette le grand retournement
 
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– Le grand bond en arrière
J. Lévy, T. Goasguen, Y. Manuguerra et P. Fréchou, 2012. Film documentaire, 1h 10′, en français et espagnol sous-titré en français.
C’est un film sur les régressions politiques et sociales en Europe au moment où les peuples latinos se reprennent en mains : il est très apologétique du Vénézuela et pourrait s’intituler « le grand bond en arrière en Europe lorsque les latinos vont de l’avant ». Il n’évite pas certaines considérations sur les lendemains qui chantent mais en même temps il est intéressant pour illustrer l’idée qu’il y a des choses dont nous pourrions nous inspirer. Il parle un peu de la dette mais pas seulement. F.V
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– Catastroika
Chatzistefanou A. et K. Kitidi, 2012. Film documentaire, 1h 27′, en grec sous-titré en français.
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– Debtocracy
Le DVD (meilleure qualité qu’internet) peut être acheté à 5€ auprès du CADTM  LL
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– Mémoires d’un saccage
Plus ancien (2004) et sur l’Argentine mais très efficace aussi  LL
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– La fin de la pauvreté ?
Très bon même s’il n’est pas ciblé uniquement sur la dette LL
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Citons également :
Inside Job
C. Ferguson, 2010. Film documentaire, 1h 50′, en anglais sous-titré en français.
Intéressant (même s’il s’intéresse plus à la responsabilité individuelle et aux pb de moralité des fauteurs de crise qu’à la logique systémique)LL
Film-documentaire bien mené et très instructif qui met au grand jour les magouilles et compromissions innommables des Goldman Sachs et autres. PB
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–  La Stratégie du choc
M. Winterbottom et M. Whitecross, 2010. Film documentaire, 1h 25′, en anglais sous-titré en français.
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– Pas mal mais Noami Klein s’est désolidarisé de la réalisation de ce film (désaccords sur le rendu/montage semble-t-il). LL
– Reprend la trame du livre de N. Klein. La dette est une des composantes de cette stratégie. Documentaire clair, carré, pédagogique, très utile. FV
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Côté fiction :
Margin Call
Plus sur la survenue de la crise que sur la dette qui suivra) http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=181773.html
Synopsis: Pour survivre à Wall Street, sois le premier, le meilleur ou triche. La dernière nuit d’une équipe de traders, avant le crash. Pour sauver leur peau, un seul moyen : ruiner les autres…
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Let’s make money …
 


Des émissions récentes à voir, revoir et réécouter

septembre 9, 2012

Si vous les avez manquées, voici des émissions toutes récentes à voir, et même à revoir et réécouter :

rediffusion mercredi 19 septembre 2012, 10h25 ou jeudi 27 septembre 2012, 02h50 sur Arte

Ce dimanche 9 septembre, Stephane Paoli, dans son émission 3D s’entretenait en première partie avec Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’Economie 2001 qui publie « Le prix de l’inégalité » puis Jean-Claude Guillebaud et Jérôme Fritel. L’émission est disponible en podcast  en cliquant ICI (ou sur le titre en bleu au-dessus).

Pauvreté et inégalités augmentent de façon vertigineuse et plus encore depuis la crise. Les chiffres de l’Insee viennent de tomber :  en France, 5ème puissance économique mondiale, il y a maintenant 14 % de pauvres ! Une personne sur deux vit avec 780 € par mois… Il y a eu 440 000 pauvres de plus cette année et nous allons vers 10 millions de pauvres en 2013. 

Mais l’Insee relève aussi que le niveau de vie est en hausse pour les 5 % de personnes les plus riches ! C’est ainsi que de son côté Bernard Arnault, patron richissime de LVMH, 4ème fortune du monde avec un patrimoine estimé à 41 Milliards de dollars, demande la nationalité belge ! 

« Jamais dans l’histoire de la planète, tant de personnes n’ont tant donné à si peu d’autres qui étaient si riches sans rien demander en échange » dit Stiglitz dans son livre.

Miracle de l’ultra-libéralisme…

à écouter et voir dans les jours qui viennent :

  • La fabuleuse histoire du dollar * – pour tout savoir – ou presque – sur la devise américaine    samedi 15 septembre 2012 de 19h30 à 21h00 ou dimanche 23 septembre 2012 à 21h05 sur La Chaîne parlementaire

* Rediffusion (? à confirmer) d’une émission proposée en 2009 par France  5 :La fabuleuse histoire du dollar sur France  5

Merci à Eric et à Jacques pour ces liens ; n’hésitez pas à nous faire passer informations, explications, docs utiles à l’explication et à l’action !