Pour nos retraites, on lutte ! Meeting Unitaire Paris

octobre 5, 2013

Dans la continuité des « réformes » passées, la « réforme » Ayrault va appauvrir l’ensemble des retraités actuels et maintenir des salariés âgés en activité alors que le chômage des jeunes explose. Alors que le débat parlementaire commence, nous vous invitons à participer à une grande soirée de débat citoyen pour la promotion d’alternatives solidaires à ce projet.

Pour nos retraites, on lutte !

Gymnase Japy – Mercredi 9 octobre à 19h30

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Avec :
Verveine Angeli (Attac)
Fatima-Ezzahra Ben-Omar (collectif féministes)
Olivier Besancenot (NPA)
Juliane Charton (Collectif jeunes)
Annick Coupé (Solidaires)
Denis Durand (Fédération Finances CGT)
Anne Féray (FSU)
Gérard Filoche
Pierre Khalfa (Fondation Copernic)
Pierre Laurent (PCF)
Alain Lipietz (EELV)
Danielle Simonnet (PG)


Université d’automne de la LDH 23 & 24 novembre 2013

octobre 4, 2013

logo« Europe : quelles sorties de crise ? »

Chaque année, lors de son université d’automne, La LDH se penche sur des questions profondément en lien avec les évolutions de nos sociétés. En 2013, cette université aura lieu les 23 et 24 novembre à Paris (espace Reuilly – 21, rue Hénard dans le 12e arrondissement), sur le thème : « Europe : quelles sorties de crises ? ».

De crise de la dette en renoncement économique, l’Europe inquiète. Les choix des politiques économiques et sociales conduites par les gouvernements européens font perdurer voire augmenter le chômage, l’exclusion sociale, les inégalités territoriales.

Entre les objectifs proclamés – protection sociale de haut niveau, universalité des droits fondamentaux – et la réalité des politiques européennes – harmonisation par le bas, barrages croissants aux migrations et insécurisation des travailleurs migrants –, l’écart s’accroît cruellement. Quant aux institutions européennes, elles ne permettent pas aux citoyens de peser réellement sur les choix essentiels, alors que les lobbies représentant les intérêts des grandes entreprises et de la finance inspirent des politiques trop souvent incompatibles avec un développement durable et solidaire.

L’intégration européenne, dont l’image était naguère positive dans l’esprit des peuples, est ainsi devenue un repoussoir qui encourage les replis identitaires et menace à terme l’existence même de l’Union.

L’Europe, les Européens, le monde entier méritent mieux !

L’élargissement, puis la crise de la finance dérégulée, ont considérablement accru les inégalités entre Etats membres : il faut renforcer les solidarités territoriales et sociales, donc non pas contracter mais augmenter les ressources budgétaires de l’Union. L’Europe sociale, Arlésienne des débats électoraux, devrait se traduire concrètement sur le terrain par le principe d’un salaire minimum dans chaque Etat membre, par une protection sociale de base pour tout résident de l’Union, par le développement des services sociaux d’intérêt général européen. Les politiques inspirées par le fantasme d’une « Europe forteresse », absurdes sur un continent qui a un besoin vital d’apport migratoire à moyen terme, devraient céder la place à un accompagnement de migrations qui constituent pour l’Union un enrichissement dans tous les sens du terme. Le « géant commercial nain politique » devrait devenir un acteur mondial à la mesure de son poids et de ses responsabilités, un « éclaireur » du développement durable et un promoteur des valeurs proclamées par l’Union : respect du droit international dans le règlement des conflits ; répression des crimes de guerre par la juridiction pénale internationale ; accès aux biens publics mondiaux pour les populations qui en sont encore privées. L’Union devrait, enfin, donner l’exemple du respect de la démocratie et des droits fondamentaux qu’elle exige des Etats candidats à l’adhésion : la démocratisation du « gouvernement réel » de l’Union ne peut plus attendre ; l’institution d’une citoyenneté européenne de résidence, le renforcement de la garantie des droits des justiciables, de leur vie privée et de leurs données personnelles ne sont pas moins urgents.

Refondation, renouveau, démocratisation ? Au-delà des mots, deux conceptions s’affrontent : celle d’une Europe de progrès social et de paix et celle d’une Europe réduite à un marché unique régi par les règles de la concurrence. La crise atteint un stade qualitatif qui remet profondément en cause le vivre ensemble et risque de porter la fragmentation sociale à un niveau irréversible. A défaut d’une alternative démocratique, sociale et écologique, prenant les droits au sérieux, d’autres forces capteront la déception et la colère populaire pour les mettre au service de l’exclusion, de la haine et de l’injustice.

Cette Europe de justice, de paix et de fraternité, cette Europe que nous voulons et qui reste à construire, doit être l’enjeu des élections européennes décisives du printemps 2014. Débattons-en, mobilisons les citoyennes et les citoyens européens, pendant qu’il en est encore temps.  

Téléchargez le pré-programme de l’université d’automne de la LDH.