Socialistes pour les retraites Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

août 30, 2013

La mauvaise potion que se prépare à nous faire ingurgiter ce gouvernement social-libéral est contestée très majoritairement et jusque dans les rangs des socialistes eux-mêmes. Nous vous en avions déjà touché quelques mots, vous trouverez ci-dessous l’appel des socialistes pour les retraites.

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4202 personnes ont signé cet appel, dont 2464 militants socialistes

Contre tout nouveau recul Appel de socialistes pour les retraites

Il y a 30 ans avec toute la gauche, c’est nous qui instaurions le droit à la retraite à 60 ans.
En 1993, 1995, 2003, 2007, 2010, la droite n’a cessé de remettre en cause le droit à la retraite et a sévèrement baissé le niveau de nos retraites. La retraite médiane nette (une fois payée la CSG et la CRDS) est, aujourd’hui, égale à 993 euros par mois.

En mai et juin 2012 la gauche a été élue pour défendre nos droits à retraite, pas pour les remettre en cause.
C’est à nous, la gauche, de défendre le droit au bonheur après 40 années de labeur. Les meilleures années de la retraite c’est entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail, c’est entre 60 et 65 ans. Si on vit plus longtemps, c’est en partie grâce à la retraite à 60 ans. Si on vit plus longtemps ce doit être pour en profiter plus longtemps.
Depuis 1994, l’espérance de vie à 60 ans a gagné un peu plus de 2,5 ans en moyenne. Or il faut maintenant cotiser 4 ans de plus qu’à l’époque pour une retraite à taux plein. Nous perdons donc plus d’une année de retraite en bonne santé. C’est inacceptable !

L’espérance de vie augmente… donc nous devrions travailler plus longtemps ? Faux : chaque actif produit aujourd’hui 5 fois plus qu’en 1949. En dépit de toutes les exigences de la Commission européenne, rien n’oblige à reculer l’âge de départ, rien n’oblige à augmenter les annuités, rien n’oblige à baisser le niveau des pensions.

La droite, les libéraux, l’UE, la BCE, le FMI, le Medef, tous veulent baisser le montant des retraites, aligner tous les régimes vers le bas, porter l’âge du départ à la retraite à 65 et 70 ans et les annuités cotisées à 45 ans ! La vraie raison n’est pas de sauver le système par répartition mais, au contraire, d’obliger ceux qui peuvent, à souscrire à des assurances privées.

Les prévisions de « déficits structurels » se sont révélées fausses :

– L’espérance de vie ne s’allonge pas autant qu’annoncé et l’espérance de vie en bonne santé, autour de 62 ans selon l’INSEE, se réduit depuis 2008 ;
la natalité de notre pays connaît un « boom » depuis 2000, avec 850 000 naissances par an, le double de ce qui était prévu. Il y aura assez de jeunes pour cotiser pour les retraites… si on crée de l’emploi !

– Quant aux « déficits conjoncturels » ils sont limités, dus au chômage de masse et au blocage des salaires et des cotisations sociales.

La France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal redistribuées.

En 1982, les dividendes percevaient 3,2 % du produit intérieur brut. En 2011, ils se partageaient 9,3 % du PIB. C’est 180 milliards d’euros par an, versés aux actionnaires, après que les entreprises ont effectué leurs investissements productifs. 180 milliards dont la plus grande partie ira gonfler de nouvelles bulles spéculatives plutôt que de financer nos retraites et augmenter les salaires.

Il n’y a pas d’urgence à une nouvelle réforme des retraites.

Il y a urgence, du fait de la récession, à relancer l’emploi, la consommation populaire et l’investissement public.

Ceci suppose une  meilleure répartition des richesses, donc un meilleur partage du travail et un partage des revenus plus favorable à ceux du travail.

Accepter l’allongement du nombre d’annuités, aujourd’hui ou demain, aggraverait la situation.

Prétendre, comme l’affirme le Medef, que nous aurions le libre choix de continuer à travailler ou de prendre notre retraite est un mensonge. Dans le secteur privé, 60 % de ceux qui prennent leur retraite ne sont plus au travail, ils sont au chômage, en maladie ou en invalidité. 40 % des salariés du public et du privé n’ont pas le nombre d’années suffisant pour bénéficier d’une retraite à taux plein et subissent une décote, surtout les femmes.

Obliger les salariés âgés à travailler plus longtemps, est une aberration alors que des centaines de milliers de jeunes sont à la recherche d’un emploi.

Depuis 2010, le Parti socialiste a élaboré de solides propositions :
« l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans »;
« la possibilité pour les salariés ayant occupé des emplois pénibles de bénéficier d’une retraite anticipée » ;
« un niveau de pension permettant aux retraités de vivre correctement » ;
« l’introduction de nouvelles ressources dans le système en mettant à contribution les revenus du capital à hauteur de 19 milliards d’euros » ;
« la sauvegarde du système de répartition ».

La gauche élue doit aussi, pour rétablir la confiance en notre système de retraites par répartition :
– prendre en compte les années d’études, de formation, de stage, d’apprentissage, notamment pour les jeunes ;
– combler la différence du montant des retraites entre les hommes et les femmes qui perçoivent, en moyenne, 40 % de moins;
– garantir un taux de remplacement à 75 % du revenu d’activité, revaloriser les retraites inférieures au Smic, refuser toute désindexation des retraites et refuser qu’il puisse y avoir des retraités vivant sous le seuil de pauvreté.

Nous autres, socialistes, le disons avec force : Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !


Agenda des luttes de la rentrée

août 28, 2013

Conférence débat sur les retraites Mercredi, 4 Septembre, 2013 – 20:00 – organisé par les Économistes atterrés.

Sous la pression des marches financiers et de la Commission le gouvernement prépare une nouvelle reforme des retraites. Le rapport Moreau préconise la baisse des retraites et l’allongement de la durée de cotisation. Quelles sont les alternatives? Les Économistes atterrés organisent une conférence-débat sur ce thème. Une table ronde réunira :
Pierre-Yves Chanu, CGT, membre du COR (Conseil d’orientation des retraites),
Jean-Marie Harribey, co-président des Atterrés,
Christiane Marty, membre du comité scientifique d’ATTAC,
Henri Sterdyniak, co-président des Atterrés.
D’ici là, retrouvez nos analyses et positions sur le sujet dans les chroniques et articles de notre site http://atterres.org.
 Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles
Fiap Jean Monnet Amphithéâtre Bruxelles 30 rue Cabanis Métro Saint-Jacques, Glacière ou Denfert

Meetings interrégionaux de rentrée de la CGT

Pour faire face aux urgences sociales, la CGT a décidé de mener un processus de mobilisation des salariés dans les semaines à venir afin de modifier en profondeur l’état du rapport de forces. Les organisations de la CGT en territoires vont conduire une série d’initiatives, festives, revendicatives et culturelles durant l’été autour des trois caravanes des saisonniers, du Tour de France (voir notre site dédié), notamment. La CGT a décidé de marquer la rentrée sociale par la tenue de quatre meetings interrégionaux les 3, 4, 5 et 9 septembre avec la participation du secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon et une journée nationale d’action interprofessionnelle la plus unitaire possible, dans la semaine du 9 au 13 septembre 2013.

Meetings de rentrée : 

– Aquitaine, Bretagne, Pays de Loire, Poitou-Charente Nantes, le 3 septembre 2013 à 15h00, parc des expositions de la Beaujoire
– Corse, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, PACA Montpellier, le 4 septembre 2013 à 14h00, en plein air (lieu non encore déterminé)
 – Alsace, Centre, Champagne-Ardennes, Ile-de-France, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Normandie, Picardie
Paris, le 5 septembre 2013 à 14h00, aux Docks d’Aubervilliers
Auvergne, Bourgogne, Franche-Comté, Limousin, Rhône Alpes Lyon, le 9 septembre 2013 à 17h00, salle de la Bourse du Travail


Retraites : communiqué de la GA

août 28, 2013

 Retraites, ce que nous voulons : pas un euro de moins, pas un trimestre de plus.

Le bras de fer doit maintenant s’engager. Même si l’ensemble des recommandations du rapport Moreau n’ont pas été retenues et le contenu de la « réforme » des retraites annoncé par J.M. Ayrault le 27 août cible l’augmentation de la durée de cotisation et des cotisations pour les salariéEs.
Les choix faits se situent dans la poursuite des réformes antérieures, menées par Fillon, celles de 2003 et de 2010.
L’augmentation de la durée de cotisation à partir de 2020, à raison d’un trimestre supplémentaire tous les 3 ans, va pénaliser les jeunes générations. Il faudra 43 ans de cotisation en 2035 pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 62 ans. Autrement dit mission impossible pour la génération 1973. Mais, les générations antérieures vont voir, elles aussi, leurs années au travail s’allonger si bien que ce sont l’ensemble des salariéEs qui sont concernés.
Comme les réformes antérieures, celle présentée par J.M. Ayrault mise sur une baisse des pensions pour équilibrer les comptes. Dès 2014, la hausse de 0,5% des cotisations, et 0,3% en 2017, payées par les salariéEs se traduiront par une baisse des salaires. Un nouveau deal avec le patronat a été passé à cette occasion puisqu’en échange d’un accord tacite sur l’augmentation de la cotisation payée par les patrons, le gouvernement s’est engagé à réformer le financement de la protection sociale. En clair, diminuer les cotisations sociales payées par les patrons, notamment celles de la branche famille.
S’agissant des inégalités entre les retraites des femmes et celles des hommes, les engagements oraux anoncés n’iront pas jusqu’à supprimer les disparités existantes.
Cette « réforme » s’inscrit dans le cadre de la politique d’austérité. Elle ne restaure pas la retraite à 60 ans à taux plein que des millions de salariéEs avaient exigé dans la rue et dans la grève en 2010. Elle doit donc être vigoureusement combattue.
 La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, partie prenante du collectif unitaire« Pas un euro de moins, pas un trimestre de plus », appelle à participer massivement à la journée de grève et de manifestations, le 10 septembre, à l’initiative de plusieurs organisations syndicales.
Le 28 août 2013.


Retraitement de choc, la nouvelle réforme des retraites en images

août 20, 2013

Une bonne vidéo du Conseil National du Parti communiste français 

Une nouvelle « réforme des retraites » est en vue. Elle fera suite au énième rapport sur le sujet. Les arguments sont connus, éculés : « on vit plus longtemps, donc il faut cotiser plus longtemps ». Contrairement à ses promesses de campagne, François Hollande fait sienne cette vielle rengaine que la droite nous a servi à chaque « réforme », et notamment en 2010. Le PS, alors, manifestait dans la rue… Mais ça, c’était avant !

Alors signez l’appel unitaire « Ensemble défendons nos retraites »

et rendez-vous dans la rue le 10 septembre prochain !


Livret A : le gouvernement régale les banques

août 20, 2013

Le gouvernement a décidé de donner 30 milliards d’euros aux banques, prélevés sur le produit du livret A. Oublié le logement social, tout pour le financement des PME.

Ya Basta !

Il va falloir se mobiliser fortEs et unitaires pour la bataille de septembre : car ces tractations autour du livret A ne sont que de nouvelles trahisons du gouvernement social-libéral et de ses alliés écologistes. On le sait, la prochaine grande réforme du gouvernement, celle des retraites, ira tout droit dans les sacoches des fonds de pension.

30 milliards d’euros mis à la disposition des banques pour leur plus grand profit alors que le livret A rapporte moins aux épargnants. Le DAL assure que malgré l’objectif affiché par le gouvernement de favoriser la construction de logements sociaux, cet abaissement a pour réel but de forcer les Français à se « tourner vers les produits financier privés », plus lucratifs. La CGT ajoute que ce changement aura pour conséquence d’accentuer la baisse du pouvoir d’achat de certains ménages.

Attac pointe les renoncements du gouvernement Hollande, celles qu’ils avaient pourtant assénées lors de son fameux discours du Bourget : « les chroniques de l’’affrontement’ entre [le Président] et la finance se résument à une succession de reculades, de pantalonnades en volte-face (…). »

 

– Cliquez pour lire l’article de Politis

– L’article d’ATTAC : les banques à l’Élysée : « Avec François Hollande, régalons la finance« 

 


Moscovici l’avoue, la France veut couler la taxe sur les transactions financières

août 16, 2013

L’aveu de M. Moscovici : la France veut couler la taxe sur les transactions financières proposée par la Commission européenne

Pierre Moscovici, notre ministre de l’économie très gauche, a déclaré ce jeudi 11 juillet devant un parterre de banquiers que la proposition de taxe Tobin avancée par la Commission européenne était « excessive ». «Il faut être pragmatique et réaliste», a-t-il ajouté, promettant aux banquiers « d’améliorer la proposition de la Commission ». Il confirme ainsi une information révélée par Attac : cédant à la pression de Goldman Sachs et des banquiers français, la France a décidé de réduire à presque rien le projet européen de taxe sur les transactions financières.

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