Appel unitaire : ensemble, défendons nos retraites !

juillet 13, 2013

Lors de la Conférence sociale du 20 juin, François Hollande a annoncé que, dans le cadre de la prochaine réforme des retraites, l’allongement de la durée de cotisation sera « la mesure la plus juste » face à « cette chance formidable qu’est l’allongement de l’espérance de la vie ». Cette voie n’est pas acceptable. Les réformes de 1993, 2003, 2007 et 2010 ont déjà réduit les droits à pensions de plus de 30 %, en aggravant les inégalités déjà fortes entre les pensions des femmes et celles des hommes. Elles doivent donc être remises en cause.

Refusons les régressions sociales

« On vit plus vieux, il faut donc travailler plus longtemps », tel est l’argument qu’on nous rabâche. Mais on oublie de préciser qu’augmenter la durée de cotisation, c’est en réalité programmer la baisse des pensions. Baisse immédiate pour tous ceux – chaque année plus de la moitié des nouveaux retraités – qui passent directement du chômage, ou de l’inactivité, à la retraite, et qui ne pourront jamais atteindre cette durée. Baisse à venir pour les nouvelles générations entrées plus tard dans la vie professionnelle du fait de l’allongement des études et qui connaissent déjà un chômage massif, aggravé par l’incitation faite aux seniors qui le peuvent de prolonger leur activité. On oublie aussi de rappeler que l’allongement de la durée de cotisation et la décote pénalisent plus fortement les personnes aux carrières courtes, en majorité des femmes.

L’espérance de vie augmente, mais l’espérance de vie en bonne santé, elle, diminue depuis plusieurs années. La souffrance au travail se développe, de nouvelles pathologies apparaissent. Les plus dures années au travail sont entre 60 et 65 ans. Les meilleures années de la retraite sont entre 60 et 65 ans. L’allongement de la durée de cotisation, c’est la double peine. Nous ne pouvons pas l’accepter.

L’austérité sans fin est suicidaire

Le gouvernement justifie cette nouvelle réforme par l’allongement de la durée de vie. Mais le déficit actuel ne doit rien au vieillissement de la population. Il s’explique par la récession qui se creuse en Europe, détruit des millions d’emplois et diminue les cotisations sociales induites par l’emploi. Cette récession provient essentiellement des politiques de réduction des dépenses publiques et de baisse du « coût du travail » menées partout en Europe par les gouvernements en accord avec la Commission.

Si, comme cela semble être le cas, le gouvernement inscrit la réforme dans le cadre de ces politiques, il ne pourra que retenir des pistes entraînant une nouvelle baisse du niveau des pensions. Ce qui diminuerait encore le pouvoir d’achat des retraités, aggraverait la récession et entraînerait une nouvelle hausse du chômage. Sans qu’au bout du compte les déficits ne soient réduits !

Il est possible de faire autrement

L’augmentation de l’espérance de vie ne date pas d’aujourd’hui. Par le passé, elle s’est accompagnée d’une diminution du temps passé au travail et d’une amélioration du niveau de vie, grâce à un partage de la richesse produite. C’est à nouveau la voie à suivre.

Pour augmenter le volume des cotisations sociales, il faut en finir avec l’austérité, relancer l’emploi par une réduction du temps de travail, une sécurisation de l’emploi, de la formation et du revenu, une augmentation des minima sociaux, une politique audacieuse d’investissement en matière sociale et écologique. Une voie supplémentaire, toujours négligée, pour répondre au besoin de financement des retraites, est la réalisation de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, à la fois par l’accroissement du taux d’activité des femmes, la suppression des inégalités salariales et la lutte contre le temps partiel subi. Il s’agit là de choix politiques de justice et de solidarité.

Il y a plus de retraité-es ? A moins de décréter leur paupérisation, il est normal de financer leurs retraites en augmentant leur part dans la richesse produite. Selon le Conseil d’orientation des retraites, il faudrait, à législation inchangée, un point de PIB supplémentaire en 2020 pour équilibrer le système de retraite alors que la part des salaires a chuté d’environ 6 points au cours des dernières décennies en faveur des dividendes.

Pour une large mobilisation citoyenne

La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. La retraite à 60 ans par répartition n’est pas un fardeau, elle est une transmission continue et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante. C’est pourquoi elle dépend aussi de l’avenir que la société sera capable d’offrir aux jeunes générations. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité-es, la destruction des solidarités sociales, l’idéologie absurde du « travailler toujours plus » dans une société productiviste et inégalitaire. Cet engrenage favorise l’extrême droite et menace à terme la démocratie. Comme en Europe du Sud et dans bien d’autres pays du monde, la société doit se mettre en mouvement. Pour y contribuer nous organiserons partout des réunions, des initiatives de rue, des ateliers d’éducation populaire et nous soutiendrons les initiatives prises par le mouvement syndical. Nous voulons un système de retraites solidaire.

Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !

 Premiers signataires

Gérard Aschieri (président de l’institut de la FSU) – Clémentine Autain (FASE) – Ana Azaria (Femmes Egalité) – Marinette Bache (Résistance sociale) – Guillaume Etiévant (économiste) – Fatima-Ezzahra Benomar (Les Effronté-e-s) – Michel Barthélémy (CEMS-IMM CNRS) – Nicolas Belorgey (sociologue, CNRS) – Nicolas Béniès (économiste) – Gérard Berthiot (vice-président PS de la région Champagne Ardenne) – Sophie Béroud (politiste, université Lyon 2) – Jean Bigot (producteur de cinéma) – Martine Billard (co-présidente du Parti de Gauche) – Bernard Bosc (Réseau Féministe Ruptures) – Jean-Jacques Boislaroussie (les Alternatifs) – Gérard Billon (CGT) – Jean Marc Canon (secrétaire général UGFF CGT) – Bernard Cassen (Mémoire des luttes) – Nadine Castellani (secrétaire nationale CGT-Educ’action) – Jean-Claude Chailley (Résistance sociale) – Isabelle Charpentier (sociologue, université Versailles-Saint Quentin) – Chantal Charvy (Femmes Egalités) – Gérard Chaouat (Bureau national SNCS FSU) – Philippe Corcuff (sociologue, IEP de Lyon) – Laurent Cordonnier (économiste Lille 1) – Annick Coupé (secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires) – Thomas Coutrot (économiste) – Alexis Cukier (Editions La Dispute) – Isabelle De Almeida (présidente du Conseil National du PCF) – Marielle Debos (politiste, université Paris Ouest Nanterre) – Claude Debons (syndicaliste) – Bernard Defaix (Convergence de Défense des services publics) – Laure Delair (Vice Présidente de l’UNEF) – Christophe Delecourt (CGT Finances) – Karima Delli (députée européenne EuropeEcologie/Les Verts) – Monique Dental (Réseau Féministe Ruptures) – Ivan Dementhon (président de l’Union Nationale Lycéenne) – Patrick Désiré (secrétaire général de la CGT-Educ’action) – Michèle Dessenne (M’PEP porte parole national) – Jean-Michel Drevon (Etats Généraux du Service Public) – Paul Dirkx (sociologue, université de Lorraine) – Denis Durand (CGT Banque de France) – Cédric Durand (économiste, université Paris 13) – Philippe Enclos (juriste, université Lille 2) – Anne Eydoux (économistes atterrés) – Anne Féray (Secrétaire Nationale de la FSU) – Gwenaëlle Ferré (CNDF) – Jacqueline Fraysse (Député des Hauts de Seine FASE-Gauche citoyenne) – Gerard Gueniffey (retraité CGT) – Jérôme Gleizes (économiste, université Paris 13) – Jean-Marie Harribey (ATTAC) – Clémence Helfter (militante d’Osez le féminisme !) – Gérad Filoche (membre du Bureau National du PS) – Bertrand Geay (politiste, université de Picardie) – Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste) – Cyril Gispert (agrégé d’économie) – Lucas Gomez (Les Effronté-e-s) – Bernadette Groison (Secrétaire Générale de la FSU) – Elsa Hardouineau (trésorière nationale de l’Union Nationale Lycéenne) – Nordine Idir (Secrétaire général du MJCF) – Lucien Jallamion (secrétaire général de République et Socialisme) – Wandrille Jumeaux, (Secrétaire fédéral des Jeunes Écologistes) – Nicolas Jounin (sociologue, université Paris 8) – Marianne Journiac (porte-parole de République et Socialisme) – Pierre Khalfa (co-président de la Fondation Copernic) – Razmig Keucheyan (sociologue, université Paris 4) – Lucile Koch-Schlund, (Secrétaire fédérale des Jeunes Écologistes) – Michel Koebel (sociologue, université de Strasbourg) – Bernard Lacroix (politiste, Institut Universitaire de France) – Rose-Marie Lagrave (sociologue, EHESS) – Véronique Lamy (porte-parole PCOF) – Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) – Jacques Le Bohec (professeur de sciences de la communication, Lyon 2) – Isabelle Le Roux-Meunier (CGT Banque de France) – Alain Lipietz (économiste EuropeEcologie/Les Verts) – Wenceslas Lizé (sociologue, université de Picardie) – Marc Mangenot (économiste) – Jean-Claude Mamet (Convergences et Alternative) – Alain Marcu (secrétariat d’AC) – Nathalie Marcu (les Alternatifs) – Olivier Masclet (sociologue, université Paris 5) – Lilian Mathieu (sociologue CNRS) – Philippe Marlière (politiste, université de Londres) – Myriam Martin (Gauche Anticapitaliste) – Christiane Marty (Bureau de la Fondation Copernic) – Gustave Massiah (fondateur d’IPAM) – Gérard Mauger (sociologue, CNRS) – Jean-Luc Mélenchon (co-président du Parti de Gauche) – Olivier Michel (informaticien, université Paris Est) – Catherine Mills (rédactrice d’Economie et Politique) – Jean-Marie Monnier (économiste Paris 1) – Christian de Montlibert (sociologue, université de Strasbourg) – Julie Muret (porte-parole d’Osez le féminisme !) – Corinne Nativel (géographe, université Paris Est) – Toni Negri (philosophe) – Frédéric Neyrat (sociologue, université de Limoges) – Jacques Nikonoff (M’PEP porte parole national) – Martine Noël (CADAC) – Daniele Obono (Convergences et alternatives) – Alain Oriot (Editions du Croquant) – Ugo Palheta (sociologue, université Lille 3) – Roland Pfefferkorn (sociologue, université de Strasbourg) – Willy Pelletier (sociologue, université de Picardie) – Matthias Perez (secrétaire académique de la CGT Educ’action Créteil) – Jean-Marie Pernaut (IRES) – Michel Pialoux (sociologue, CNRS) – Christian Pierrel (porte-parole PCOF) – Christine Poupin (porte-parole du NPA) – Philippe Poutou (porte-parole du NPA) – Frédéric Rauch (rédacteur en chef d’Economie et Politique) – Suzy Rojtman (CNDF) – Michel Rousseau (Marches européennes contre le chômage) – Henri Sterdyniak (économistes atterrés) – Maya Surduts (CADAC) – Baptiste Talbot, (secrétaire général, fédération des services publics CGT) – Patricia Tejas (CGT Finances) – Sylvie Tissot (sociologue, université Paris8) – Christian Topalov (sociologue, CSU) – Marie-Pierre Toubhans (porte-parole de Gauche Unitaire) – Stéphanie Treillet (Convergences et alternatives) – Marcel Trillat (réalisateur) – Aurélie Trouvé (ATTAC) – Denis Turbet-Delof (secrétariat national de l’Union syndicale Solidaires) – Janine Vaux (Convergence de Défense des services publics) – Christophe Ventura (Mémoire des luttes) – Christophe Voilliot (politiste, université Paris Ouest Nanterre) – Louis Weber (responsable éditorial) – Laurent Willemez (politiste, université Versailles St Quentin) – Emmanuel Zemmour (président de l’UNEF).


How Austerity Kills – Comment l’austérité tue

juillet 7, 2013

De Christian Lefaure, la traduction de l’article édifiant du New York Times « How Austerity Kills » Vous trouverez dans le document PDF la traduction complète de l’article et le texte anglais à la fin.

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Femmes et retraite

juillet 7, 2013

Une étude très complète de la situation des femmes face à la retraite par Christiane Marty, membre de la fondation Copernic et d’Attac.

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Retraites, le grand enfumage continue !

juillet 7, 2013

Rassemblés par notre ami Jacques d’Attac voici quelques arguments de poids qui démontent les discours scélérats sur les retraites

Retraites : sous la réforme, les fonds de pension ?

Jean-Marie Harribey participait à l’émission de France culture « Le grain à moudre » sur le thème des retraites.

Au bas de la page donnez 2 minutes de votre temps au témoignage de Jean-Pierre, 63 ans, qui malgré sa retraite complémentaire n’a pas eu d’autre choix que de se remettre au travail.

Les effets de l’austérité sur l’espérance de vie en bonne santé

Didier d’Attac, commentent des statistiques récentes sur les retraites (vous pouvez les consulter ICI et ICI)

Les contre-réformes des retraites sont motivées par un discours qui dit « on vit plus longtemps, donc on doit travailler plus longtemps ». Cet argument passe sous silence les considérables gains de productivité qui pourraient être consacrés entièrement aux cotisations retraites, passe sous silence aussi le coût du capital, mais là n’est pas l’objet de mon message. Non, il s’agit d’examiner cette affirmation centrale de l’allongement de la durée de vie.

Eurostat est un organisme de l’Union européenne qui fait des statistiques, un peu comme l’INSEE en France. Ce n’est évidemment pas un repère d’opposants au capitalisme, c’est un organisme des plus officiels.Que nous dit Eurostat ? (voir ici )

Il nous dit :

– l’espérance de vie en bonne santé a baissé en moyenne, toutes catégories sociales confondues, en UE de 62,6 ans en 2007 à 62,2 en 2011.

– elle a baissé en Grèce de 67,4 à 66,9.

– en France de 64,4 à 63,6.

– à Chypre 62,9 à 61,4 etc

– elle a augmenté légèrement en Allemagne de 58,6 à 58,7, mais on sait par ailleurs qu’en Allemagne, il y a une baisse de l’espérance de vie des plus pauvres.

Si on s’intéresse maintenant à l’espérance de vie en bonne santé à partir de 65 ans mesurée à la naissance, on constate la même tendance. (voir ici)

– elle a baissé en moyenne en UE pour les femmes de 9 à 8,6.

– en Allemagne de 7,7 à 7,3.

– en Grèce de 9,5 à 7,8.

– en Espagne de 10,1 à 9,2.

– à Chypre de 7,4 à 5,8.

– aux Pays-Bas de 12,2 à 9,9.

– elle a stagné en France à 9,9.

Ceci signifie, en clair :

– l’espérance de vie des adultes qui ont eu 65 ans entre 2007 et 2011 a continué à augmenter en moyenne.

– c’est l’espérance de vie en bonne santé à partir de 65 ans des nouveaux nés entre 2007 et 2011 qui a baissé. Il y a donc une dégradation de l’état de santé à la naissance. La baisse est particulièrement sensible en Grèce, là où la dégradation de la protection sociale a été la plus forte. Il est difficile d’imaginer que les réponses apportées à la crise par les gouvernements n’y est pour rien. Ne nous faisons aucune illusion : les détenteurs des capitaux ne veulent pas, n’ont jamais voulu, intégrer les cotisations versés aux retraités, à la protection sociale de manière générale, dans les masses salariales. Ils veulent être les seuls décideurs de la composition de la valeur économique générée par le travail. Seule une opposition résolue pourra les contraindre.

Retraites : tout le monde n’est pas sur la même ligne au PS

Une résolution du bureau de la fédération du PS des Pyrénées Atlantiques

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Mediapart censuré ! Pompent la Phynance et ses serviteurs…

juillet 7, 2013

Sale temps pour les lanceurs d’alerte : http://www.mediapart.fr/journal/france/040713/sale-temps-pour-les-lanceurs-dalerte

Médiapart condamné : non à la censure ! Ceux qui veulent bâillonner l’info connaissent-ils  « l’effet Streisand ? »

Un communiqué d’Attac : Face au jugement sans précédent du tribunal de Versailles, Attac apporte tout son soutien à Médiapart et va publier sur son site web les retranscriptions des enregistrements du majordome de Liliane Bettencourt.
Le Tribunal de Versailles a rendu en appel un jugement ubuesque obligeant Médiapart à retirer de son site, dans les huit jours sous astreinte de 10.000 euros par jour de retard et par infraction constatée, « de toute publication de tout ou partie de la retranscription des enregistrements illicites réalisés au domicile de Liliane Bettencourt. »
Un rapide calcul fait par Médiapart conclut que l’application de ce jugement signifierait une amende de 752 millions d’euros par mois, étant donné le nombre d’articles et de blogs d’abonnés reproduisant des extraits desdits enregistrements. Médiapart doit donc se taire ou disparaître.
Car s’il n’obtempérait pas à la censure, en six mois Médiapart pourrait battre le triste record de Jérôme Kerviel, condamné lui aussi par une justice complaisante envers les puissants à l’amende grotesque de 4,9 milliards d’euros.
Médiapart a pourtant pris soin, dans ses articles sur l’affaire Bettencourt, de ne retenir des transcriptions contestées que « les seuls passages présentant un enjeu public: le respect de la loi fiscale, l’indépendance de la justice, le rôle du pouvoir exécutif, la déontologie des fonctions publiques, l’actionnariat d’une entreprise française mondialement connue » . Le jugement du tribunal de Versailles ne se donne pas le mal de réfuter cette position constante du site d’information indépendant.
Face à un jugement aussi dangereux pour la liberté d’informer et la démocratie, Attac apporte son soutien total et sa chaleureuse solidarité à l’équipe de Médiapart, qui a rendu depuis sa création d’inestimables services à la transparence de la vie publique et à la démocratie dans notre pays.
Afin de montrer concrètement notre solidarité face à l’absurdité de ce jugement, nous allons publier dès demain sur notre site web les retranscriptions des enregistrements contestés. Nous invitons toutes les associations et tous les citoyens à faire de même, chacun en fonction de ses moyens.
Attac France,
Paris, le 5 juillet 2013


La Troïka sauve les banques pas les peuples !

juillet 5, 2013

Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance ! L’exemple de la Grèce est sans équivoque : les mesures mises en œuvre par la Troïka (la commision européenne, le FMI et la Banque Centrale Européenne) avec l’assentiment des gouvernements européens ont sauvés les banques au sacrifice des plus démunis.

Une étude d’Attac Autriche donne les résultats en détails.« Le but des élites politiques n’est pas de secourir la population grecque mais de sauver le secteur financier » conclut Lisa Mittendrein d’Attac. « Ils ont utilisé des centaines de milliards d’argent public pour sauver les banques et autres acteurs financiers —en particulier leurs propriétaires— de la crise qu’ils ont provoquée. »

Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

Pour en savoir plus

796c18a8ba-9b73e

Pour en savoir plus

L’étude sur le site autrichien d’Attac (en anglais)

Le document au format PDF