Le changementeur

décembre 27, 2012

Une très bonne vidéo du PCF, un pastiche des voeux du président qui rappelle les promesses bien vite oubliées du candidat Hollande…

Le changement c’est maintenons… ou Maintenon

 

 

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AU PRÉTEXTE DE LA « COMPÉTITIVITÉ » 20 Milliards de cadeau au patronat !

décembre 18, 2012

Notre collectif CAC 94 Nord vient de produire un tract qui démonte les rouages imbéciles et fallacieux du Pacte de compétitivité, la récession, la casse sociale et les conséquences dramatiques qu’il va impliquer pour la population et tout particulièrement pour les plus démunis.

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Ci-dessous le texte du tract :

La France ne serait pas assez compétitive, il nous faut un « choc » car le « coût du travail » serait trop élevé… C’est la fable que veut nous faire avaler le patronat avec la bénédiction du gouvernement.

Compétitivité : de quoi parle-t-on ?

Pour le patronat et les actionnaires, être compétitif c’est générer plus de profits en produisant moins cher queles concurrents étrangers. Leur solution : réduire encore le « coût du travail ». Leur recette ? : transférer massivement les cotisations sociales sur les ménages en augmentant la TVA et en taillant dans les dépenses publiques.

En fait on veut tout simplement nous imposer une nouvelle baisse des salaires et du pouvoir d’achat. Ces « grosses ficelles » sont appliquées de force depuis plus de 20 ans sans autre résultat qu’enrichir davantage les privilégiés ; elles n’ont fait qu’aboutir à la crise financière de 2008 pour l’empirer, en augmentant de façon dramatique la précarité et le chômage.productivité du travail et salaires depuis 59

La question qu’il faut poser est : quelle doit être la finalité de l’économie ? Vendre toujours plus de marchandises à l’étranger ou bien satisfaire en priorité les besoins sociaux et matériels des populations ?

S’il faut parler de compétitivité, prenons d’abord en compte :

· le coût du capital : actuellement les entreprises redistribuent aux actionnaires 9% de la richesse créée, 2 fois plus qu’il y a 15 ans, record historique depuis la Seconde Guerre mondiale ! Au total, les dividendes versés aux actionnaires et les intérêts qu’elles payent aux banques coûtent aux entreprises deux fois plus cher que les cotisations des salariés. Les augmentations des coûts sont là et c’est là qu’il faut prendre !

· la responsabilité du patronat français : obnubilé par les profits à court terme il n’a pas réalisé les investissements nécessaires à la modernisation de l’outil de production ;

· que deux tiers des emplois sont des emplois de services non soumis à la concurrence étrangère, mais qui bénéficieront des mêmes allègements au grand bénéfice des actionnaires ;

Et n’oublions pas :

· que les cotisations sociales et les impôts sont indispensables car ils financent la protection sociale et les services publics comme l’éducation, la santé, la justice, les grands équipements mis à la disposition des industriels … Contrairement aux idées reçues les cotisations baissent en France depuis 30 ans !

· que la productivité de l’heure de travail est élevée en France : sur ce critère la France devance l’Allemagne ;

· que depuis trente ans les salaires, les retraites et les allocations augmentent beaucoup moins vite que la richesse globale

Enfin quelle garantie a-t-on que les entreprises utiliseront la manne qui leur est prodiguée par le gouvernement pour vraiment baisser leurs prix, investir dans la recherche et le développement et non pas rémunérer encore mieux leurs actionnaires ?

Les principales mesures du pacte de « compétitivité »

  • Un crédit d’impôt de 20 milliards pour les entreprises équivalant à une baisse de 6 points des cotisations sociales patronales sur les salaires de 1 à 2,5 smic.
  • 10 milliards de coupe dans la dépense publique (équivalant à 300 000 emplois publics) : baisse du nombre de fonctionnaires, blocage des salaires, coupe dans les dépenses sociales.
  • 10 milliards de hausse des impôts : 7 milliards obtenus par l’augmentation du taux de TVA à 20% et du taux intermédiaire de 7 à 10% (cela concerne les travaux de rénovation du bâtiment, les transports, la restauration, la culture, …) contre une baisse du taux réduit de 5,5 à 5% ! et 3 milliards de fiscalité « écologique » (taxes sur la consommation d’énergie).

L’absurdité économique de la compétitivité

Cette course à la compétitivité dans tous les pays est absurde. Car baisser les coûts salariaux et les dépenses publiques conduit à une réduction de la demande intérieure qui pèse sur les exportations de tous les pays. On aboutit à une spirale infernale débouchant sur la récession généralisée.

C’est cette politique initiée dans les années 1990 qui nous a plongé dans la crise actuelle que patronat, actionnaires et gouvernement veulent poursuivre et accentuer. La logique de la compétitivité c’est la concurrence de tous contre tous, c’est la guerre économique permanente entre les populations aboutissant à un appauvrissement de tous, à la régression sociale et au désastre écologique. Vouloir toujours plus de « compétitivité » est économiquement absurde.

Un autre modèle de développement

Partout en Europe et dans le monde, ce modèle ultra-libéral auquel on nous condamne est synonyme de catastrophe écologique, d’appauvrissement des populations, de chômage et d’émeutes de la faim.

Pour sortir de la crise un autre modèle de développement est possible !

Il faut donner la priorité à la réduction des inégalités, à l’augmentation des salaires et des retraites, au développement des services publics et des biens communs, à la satisfaction des besoins sociaux et à la transition écologique.

CONTRE LA « COMPÉTITIVITÉ » NOUS REVENDIQUONS LA SOLIDARITÉ ENTRE TRAVAILLEURS, ENTRE TRAVAILLEURS ET CHÔMEURS ET LA COOPÉRATION ENTRE LES NATIONS ET ENTRE LES PEUPLES.

Le COLLECTIF POUR UN AUDIT CITOYEN DE LA DETTE PUBLIQUE 94 NORD est soutenu par ATTAC, Union locale CGT, Solidaires, Collectif Front de gauche de Fontenay-sous-Bois, FASE, Gauche anticapitaliste, NPA, Parti communiste, Parti de gauche, Résistance sociale, et des citoyennes et citoyens de Fontenay- sous-Bois, Nogent, Le Perreux, Vincennes, Saint-Mandé.


Où sont les promesses du gouvernement sur la réforme bancaire ?

décembre 18, 2012

Moscovici affirmait avec force le jeudi 15 novembre que la loi bancaire qui serait présentée en Conseil des ministres le 19 décembre serait un « grand marqueur de l’action gouvernementale » qu’il y aurait « un avant » et « un après » et que « la retouche cosmétique, l’ajustement à la marge, les petits pas » n’étaient pas ce que l’on attendait du gouvernement.

– Sortez vos mouchoirs et prêtez vos crayons à Moscovici car en fait de marqueur on est servi : la « banque universelle » chère à Delors, celle qui permet toutes les manipulations financières est préservée ; les banquiers et spéculateurs respirent et rigolent même*. On est bien dans la petite retouche cosmétique qui laissera toute liberté à la finance… après l’enfumage le maquillage. 

– A la trappe encore une fois les promesses électorales de Hollande et son gouvernement qui avaient juré qu’ils imposeraient aux banques une séparation nette entre leurs activités de dépôt et leurs activités d’affaires.

*De 6 milliards en 2006, c’est 180 milliards que la France a prêté aux banques en 2012 (par l’intermédiaire de la BCE).

Quelques avis et explications sur ce qui devait être une réforme critique et importante :

– L’ article de Arnaud Parienty sur son blog sur Alternatives économiques

Voyez la lettre de l’ONG Finance Watch à Moscovici : Logo pdf2

– Prenez le temps de regarder cette vidéo d’ « Arrêt sur images »


LA SÉCURITÉ SOCIALE EST EN DANGER !

décembre 18, 2012

Nous sonnons l’alarme : la Sécurité Sociale, coeur de notre modèle social est en danger. Il s’agit de mois, voire de semaines !

Le patronat n’a jamais accepté la Sécurité Sociale. Ses puissants alliés Moody’s, le FMI, la BCE, la Commission européenne … se déchaînent pour baisser le « coût du travail » et mettre « les comptes à l’équilibre ». La conjonction des deux serait une perte sévère de pouvoir d’achat, ouvrant tout grand le marché des assurances complémentaires privées, de la spéculation. Il y a danger car le gouvernement a déjà lancé 2 réformes « systémiques » pour le 1er semestre 2013 :

1. Réforme systémique du financement de la Sécurité Sociale

· Nouvelle baisse du « coût du travail » par diminution des cotisations sociales patronales (le salaire socialisé) ;

· Transfert aux ménages par un cocktail à préciser de TVA, CSG, taxes diverses et coupes sur les services publics et la protection sociale ;

· Atteindre l’équilibre des comptes (déficit officiel plus de 12 Md€ en 2013).

Le Haut Conseil est en train d’y travailler.

2. Réforme systémique des retraites

· Pour l’Union Européenne après la réforme Sarkozy la norme c’est 65, 67, 68 ans, avec baisse des retraites et capitalisation supposée la compenser ;

· Les comptes notionnels, la retraite à points ont pour principe la règle d’or. Le COR (Conseil d’Orientation des retraites) est en train d’y travailler !

Il faut éviter de se trouver dans la situation du rapport Gallois : sitôt le rapport officialisé le gouvernement le fait voter à la hussarde. Que des parlementaires proposent des amendements, votent contre, ne suffit pas !

C’EST MAINTENANT QU’IL FAUT INFORMER, CRÉER LE RAPPORT DE FORCES !

ALARME, LA SÉCURITÉ SOCIALE EST EN DANGER !

Le tract complet de l’UD CGT 94 Logo pdf2


Les nouveaux chiens de garde, jeudi 13 décembre au Kosmos

décembre 11, 2012

Les nouveaux chiens de garde

Salle comble pour la  Rencontre Cinéma au cinéma Le Kosmos*, jeudi 13 décembre  où l’on projetait « Les nouveaux chiens de garde »

Serge Halimi était là pour présenter ce film et en débattre. « Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appar tiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. » : ce sont les mots de Serge Halimi (rédacteur en chef du Monde Diplomatique).

la bande annonce du film

En passant nous ne saurions trop vous recommander la lecture du bouquin de Serge Halimi qui a inspiré le film. Un livre petit, dense et méchamment bien envoyé, édité par l’excellente maison RAISONS D’AGIR… à commander chez votre libraire

chiens2G vignette Serge Halimi

Les nouveaux chiens de garde
Nouvelle édition actualisée et augmentée
2005
17,5 x 11 cm, 155p.,
ISBN : 2-912-107-26-1
6 euros

 

 

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*Le Kosmos. Cinéma municipal d’art et essai, membre de l’Association ces Cinémas de Recherche d’Île-de-France. 243 ter avenue de la République, 94120 Fontenay-sous-Bois – Tél : 01 71 33 57 00


LE TRIBUNAL POPULAIRE DES BANQUES

décembre 6, 2012

 C’est à deux pas de Fontenay-sous-bois, au Théâtre de l’Epée de Bois (à la Cartoucherie de Vincennes) et ça ne coûte que 10 euros tarif unique… Prenez le temps d’aller voir la Compagnie NAJE qui met en spectacle du 5 au 9 décembre 2012, le procès des banques par le peuple. Plus d’infos

sp.13.tribunal-populaire
Dans le rang des accusés : des banquiers, le FMI et la Banque Centrale Européenne, Monsanto, une vendeuse de maisons.
Dans celui de témoins : un vendeur de bananes installé dans un paradis fiscal, un trader, un expert économique.
Dans celui des plaignants, une fonctionnaire grecque, un couple américain victime des subprimes, un paysan indien ruiné par les OGM, une salariée de France télécom, un petit actionnaire.
Un procès haut en couleur et fort bien documenté des banques et de la finance et de leur responsabilité dans la crise et la dette des états.

« Faire forum, c’est s’essayer ensemble à l’action transformatrice et peser ses conséquences. C’est une assemblée et c’est une fête. C’est un acte à commettre ensemble. Pour que demain, les choses ne soient plus tout à fait comme avant. »
La Compagnie NAJE

Les 5, 6 et 7 décembre la représentation sera suivie d’une réunion d’Attac dans le hall.


Budget et projets de lois… la mémoire très courte du gouvernement

décembre 3, 2012

Dans son article paru sur Mediapart le 1 décembre, Stéphane Alliès rapporte la liste des amendements et projets de loi déposés par le groupe communiste au Sénat ces deux derniers mois. Tous ont été rejetés (sauf deux) alors qu’ils avaient pour la plupart été adoptés l’an dernier par la majorité PS-Verts-PCF ! 

Edifiant…

Ci-dessous le passage de cet article…

« … parmi la cinquantaine d’amendements soumis par les communistes, et tous rejetés sauf deux, beaucoup ont été l’année passée adoptés par la majorité PS-Verts-PCF du Palais du Luxembourg. Voici la liste des amendements déposés ces deux derniers mois par le groupe communiste au Sénat, qui ont été rejetés alors qu’ils avaient été votés l’an dernier par les socialistes, telle qu’elle nous a été transmise par le groupe.

Budget 2013

■ limitation des opérations de LBO « leverage buy out », rachat d’une entreprise à crédit par endettement (17 Mds) ;

■ rétablissement complet de l’ISF avant la réforme Sarkozy (retour au plancher de 800 000 contre celui de 1 300 000 prévu par le PJLF 2013) ;

■ suppression de trois niches fiscales abaissant le rendement de l’ISF ;

■ la tranche d’impôt supplémentaire à 45% portait sur les revenus supérieurs à 100 000 euros et non pas 150 000 comme prévu par le projet de budget 2013 ; Lire le reste de cette entrée »