Vous avez dit « choc de compétitivité ? »

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authentique ancienne gravure sur bois

Ce lundi 5 novembre Louis  Gallois a remis au gouvernement son fameux rapport qui préconise « un choc de compétitivité ». Au prétexte de cette compétitivité qu’il nous faudrait rattraper, en fait de choc, ce qu’on veut nous asséner ce sont encore privatisations, dérégulations, flexibilité, casse des droits sociaux… tout cela pour le plus grand profit des plus riches. 

Vous trouvez ci-après quelques premiers articles et éléments récents pour tâter d’un peu plus près de quoi cette fameuse compétitivité est faite.

 

  • Copernic et Attac répondent à Gallois, le 6 novembre, par Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Norbert Holcblat, Michel Husson, Pierre Khalfa, Jacques Rigaudiat, Stéphanie Treillet : 

« En finir avec la compétitivité »

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  • Un article paru dans l’Humanité ce lundi 5 novembre :

Rapport Gallois: compétitivité, un choc contre le travail (décryptage)

La mise en œuvre d’un « choc de compétitivité » par une baisse massive de cotisations sociales serait une impasse économique. Le but véritable de l’opération ? Réduire la masse salariale pour mieux servir le capital. La crise appelle un nouveau mode de développement. Décryptage avec l’économiste Nasser Mansouri.

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  • Un article de Henri Sterdyniak, économiste atterré, qui fait une analyse approfondie  de ce « choc » et propose d’autres voies :

« La politique économique est un sport de combat….. de l’offensive contre les cotisations sociales au choc de compétitivité »

L’article au format PDF 

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  • Ci-dessous, l’introduction d’un très bon article, très complet de Frédéric Lemaire que vous pouvez consulter dans son intégralité sur le site « Les dessous de Bruxelles »

« La compétitivité, ou la loi des multinationales Depuis les années 90, la compétitivité est devenue le maître mot du discours politique, un véritable mantra. Aujourd’hui encore, depuis le Parti socialiste jusqu’à la droite, la compétitivité serait l’unique voie de sortie de la crise. Pourquoi au juste ? Parce qu’il n’y a pas le choix. Dans un contexte de libéralisation et de concurrence généralisées, la compétitivité, c’est l’équation gagnante : compétitivité des entreprises = croissance = créations d’emploi. Cette simple équation permet de comprendre comment la compétitivité s’est imposée comme un objectif ultime, un modèle « gagnant-gagnant » : les entreprises, les salariés et les gouvernements, tout le monde y gagne ; c’est la fin de la lutte des classes, sous la bénédiction bienveillante du capitalisme financier. Cette potion magique ne s’applique pas seulement à l’économie, mais à la société toute entière. Bien entendu, sur le plan économique, il faut plus de libre-échange, moins de régulation, moins d’impôts pour les (grandes) entreprises, moins de droit du travail, moins de cotisations sociales… Mais il faut aussi mettre l’école, la recherche, les services publics, l’écologie, la culture, nos villes, nos régions… et nous-mêmes au service de la compétitivité. Sauf que, sauf que… appliquées depuis plus de 20 ans, les bonnes recettes de la compétitivité n’ont jamais tenues leurs promesses. Loin d’apporter des perspectives pour les économies européennes, ces mesures ont en grande partie préparé la crise financière de 2008, puis elles ont contribué à l’empirer…. »

Vous pouvez accéder à l’article complet dans ce document PDF

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À la veille de la publication du rapport Gallois, c’est une véritable campagne d’intox que mène le patronat et auquel le gouvernement a cédé sur la question de la compétitivité et du coût du travail. Or une étude publique en atteste : ce n’est pas la France qui a décroché, « c’est l’Allemagne qui a suivi une évolution atypique » en conduisant une politique salariale déflationniste.

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  • Et les sirènes de la compétitivité capitaliste chantent depuis lurette belle… un petit regard dans le rétro avec ce discours « modèle » de Pompidou, Premier ministre, en 1967, « nous vivrons, et l’économie française… dans la préoccupation permanente… nous serons donc en risque permanent… et son rôle (au gouvernement) n’est certainement pas d’inviter les gens à la paresse en leur créant de nouvelles protections »

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